Casanova

3 950,00

L’Aventure à Venise, épisode vénitien des Mémoires de Casanova, est la dernière oeuvre qu’ait illustré le grand illustrateur Henry Lemarié. Dans ses aquarelles, dessins et croquis, tel un véritable poète, un musicien inspiré, il interprète cette œuvre en virtuose pour l’émerveillement de nos yeux.

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Description

Caractéristiques de l’édition

L’illustration a été réalisée par Henry Lemarié qui a conçu pour cet ouvrage 16 aquarelles originales présentées en hors-texte, 30 dessins in-texte et 10 pages de croquis. Les aquarelles ont été finement peintes à la main selon la technique médiévale de l’enluminure d’art au pochoir. La gouache a été utilisée pour la mise en couleurs, ce qui donne la fraîcheur et la délicatesse des coloris et permet d’obtenir une reproduction fidèle des œuvres originales de l’illustrateur.

Le papier fabriqué spécialement pour cette édition est un Vélin d’Arches pur chiffon.

L’impression du texte, des dessins et des encadrements en couleurs a été réalisée sur les presses de l’imprimerie ARTE MAEGHT à Paris.

La reliure en pleine peau rouge vénitien traitée à l’ancienne, est une création exclusive des Éditions d’Art du Rameau d’Or en collaboration avec Jacques Menidrey, relieur d’art. L’ouvrage, tête or, précieusement relié par les Ateliers de La Reliure d’Art du Centre à Limoges est protégé par un étui galbé bordé cuir. La composition vénitienne présentée en médaillon ainsi que les motifs ornant les plats et le dos ont été gravés par Jean-Jacques Dufay.

Présentation du texte

Jean-Jacques Casanova de Seingalt est né à Venise en 1725. Ce surprenant aventurier fut successivement séminariste, secrétaire du Cardinal Acquaviva et violoniste. Afin de parfaire son apprentissage, il suivit, dès sa jeunesse, les chemins initiatiques qui le conduisirent vers les grandes villes européennes.

Le texte de L’Aventure à Venise retenu par Henry Lemarié nous projette en 1753. Ayant quitté Vienne et embarqué à Trieste pour rejoindre sa ville natale, Casanova redécouvre après une longue absence le Carnaval et l’atmosphère d’une cité en liesse, où sous le couvert du masque, l’Europe entière accourt. Il retrouve, à côté du palais ducal, les baladins, astrologues, charlatans et montreurs de marionnettes dressant leurs tréteaux, tandis qu’au son du tambour les vénitiens revêtus de leurs plus beaux atours parcourent le grand canal sur des barques couvertes de guirlandes et couronnées de fleurs.

C’est en 1755 que la chance paraît l’abandonner. Son adresse au jeu, quelques sonnets satiriques et surtout le rôle de magicien qu’il jouait auprès des patriciens crédules lui valurent une condamnation à cinq ans de prison. Jeté sous les Plombs du palais ducal, il fait preuve d’ingéniosité, échappe à ses geôliers et achève avec brio son « aventure vénitienne ». Réfugié en France, il installe la loterie publique telle qu’elle a fonctionné de 1762 à 1836. Forcé de quitter Paris, il recommence ses pérégrinations à travers l’Europe. Il finit par obtenir sa grâce de Venise où il rentre en 1774.

Devenu agent secret des inquisiteurs d’état, il part à Trieste en 1782, puis à Paris où il rencontre le Comte de Waldstein qui l’emmène dans son château de Dux, en Bohême. Il devient son bibliothécaire et entreprend la rédaction de ses Mémoires, en français, à l’âge de soixante ans. Cette œuvre monumentale, considérée comme l’une des plus grandes de la littérature universelle, dépeint avec précision la société du XVIIIème siècle en Europe et particulièrement dans la République sérénissime. À travers ce recueil de souvenirs véridiques où s’agite un monde plaisant et parfois équivoque, l’auteur nous invite à partager les attraits de sa volupté. « Heureux, écrit-il, dans la préface de ses Mémoires, ceux qui savent se procurer du plaisir sans nuire à personne et insensés ceux qui s’imaginent que le Grand Être puisse jouir des douleurs, des peines et des abstinences qu’ils lui offrent en sacrifice et qu’Il ne chérisse que les extravagants qui se les imposent. »

Franc jusqu’au cynisme, d’un amour-propre illimité, il s’éteint à Dux en 7798.

Henry Lemarié, illustrateur de Casanova

Henry Lemarié est né à Tours le 3 décembre 1911, dans l’ancien relais de poste des messageries royales, maison voisine de celle où naquit Balzac. Il descend, par sa grand-mère paternelle d’une vieille famille de marchands tourangeaux qui travaillaient la soie au XIVe siècle.

Après des études littéraires classiques chez les Jésuites à Tours, il reprend la tradition artistique de son aïeul maternel, Louis Watteau de Lille, neveu d’Antoine Watteau.

Sous la direction de Lucien Simon, en compagnie d’Yves Brayer, de Lucien Fontanarosa, d’André Hambourg, il étudie à l’École des beaux-arts à Paris de 1930 à 1936. C’est l’époque où il découvre l’Italie de Fra Angelico et se passionne pour la peinture flamande notamment celle de Brueghel l’Ancien. Après avoir effectué son service militaire dans un régiment de chars, il retourne en Touraine. Il débute son œuvre en réalisant de petites aquarelles représentant la campagne tourangelle et découvre Jehan Fouquet et Bourdichon en consultant les manuscrits de la vieille bibliothèque de Tours.

Tout en calligraphiant les textes, il illustre le Conte de Noël de Charles Dickens (A Christmas Carol) puis, un exemplaire unique d’un conte d’Alphonse Daudet, Les trois Messes basses, ainsi que Les Trois Ballades de François Villon. Après la guerre, il rencontre l’éditeur d’art Jean Porson avec lequel il réalise les œuvres de François Villon enrichies de 225 miniatures. Dès lors se succèdent les parutions de ses œuvres auprès de différents éditeurs :

  • En 1945, Les Quinze Joyes de Mariage.
  • De 1946 à 1952, Les Trois Contes de Charles Perrault ainsi que les œuvres de Rabelais.
  • Entre temps, on lui confie l’illustration de L’École des Femmes de Molière, des Plaideurs de Racine et de La Légende de Saint Julien l’Hospitalier de Flaubert.
  • De 1952 à 1954, il illustre Candide de Voltaire et les Lettres de Madame de Sévigné.
  • Dès 1951, il commence une longue collaboration avec les Éditions d’Art Les Heures Claires. Il illustrera ainsi, de 1951 à 1955, Les Contes des Mille et Une Nuits en trois volumes, de 1957 à 1960, Don Quichotte de Cervantès en quatre volumes, puis les Fables et les Contes de La Fontaine en six volumes.
  • Passionné depuis sa tendre enfance par l’œuvre d’Alphonse Daudet, entre 1971 à 1975, il crée près de soixante aquarelles qui accompagnent Tartarin de Tarascon, les Contes du Lundi et les Lettres de mon Moulin.
  • En 1981, il nous plonge dans l’Angleterre victorienne grâce aux cent vingt compositions en noir des Aventures de Monsieur Pickwick.
  • En 1998, paraît aux Éditions du Cadran Le Tour du Monde en Quatre-vingts Jours de Jules Verne, publié en 2 volumes.

Pendant près de vingt ans, sur des thèmes qui lui sont chers, Henry Lemarié a également illustré un Agenda de luxe à tirage limité pour Les Trois Selliers, ainsi que de nombreuses cartes de vœux ayant pour sujet les petits métiers et les moyens de locomotion au XIXème siècle.

Henry Lemarié, homme de cœur et d’esprit, appartient à l’histoire du livre du XXème siècle. Sa collaboration aux ouvrages de luxe en a fait un des artisans principaux des succès rencontrés auprès des bibliophiles de notre époque. Dessinateur de l’infiniment petit, il nous a quittés en 1991 en nous laissant une œuvre remarquable, portée au plus haut degré de la perfection, à placer au premier rang de l’art français du livre.

Il nous laissa pourtant un dernier chef-d’œuvre, jusqu’alors inédit, dans lequel transparaît la plénitude de son art : L’Aventure à Venise, épisode vénitien des Mémoires de Jean-Jacques Casanova de Seingalt.

Admirateur passionné de Venise, l’artiste s’est penché avec conviction sur l’œuvre littéraire, et de cette communion fervente entre la Sérénissime, l’écrivain et l’illustrateur sont nées des aquarelles inoubliables qui laissent éclater l’énergie d’une vision libre et contrôlée.

Tel un véritable poète, un musicien inspiré, Henry Lemarié interprète cette œuvre en virtuose pour l’émerveillement de nos yeux. Il module ses compositions exquises où revit dans une luminosité qui n’appartient qu’à lui, toute la délicatesse de son talent avec cette élégance qui lui est coutumière.

Les Éditions du Rameau d’Or remercient son épouse Dora et son fils Paul-Henry Lemarié d’avoir accepté de leur confier la réalisation de cette Aventure à Venise, bel hymne à la vie amoureuse et légère qui résonne à travers tout l’art du XVIIIe siècle.

Justification du tirage

Le tirage de l’édition a été strictement limité à 700 exemplaires sur Vélin d’Arches pur chiffon se décomposant comme suit :

  • Trente exemplaires de tête, numérotés de I  à XXX, comprenant un  dessin original signé par l’artiste ayant servi à l’illustration de l’ouvrage, une illustration hors-texte encadrée, une suite des seize aquarelles en couleurs.
  • 70 exemplaires de bibliophile, numérotés de 1 à 70, auxquels il est joint une illustration hors-texte encadrée et une suite des seize aquarelles en couleurs.
  • 600 exemplaires, numérotés de 71 à 670, comportant les illustrations dans leur état définitif.

Il  est tiré, en outre, quelques exemplaires d’artiste hors commerce réservés aux collaborateurs de l’ouvrage et au dépôt légal.

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